Lettre à Juliette

Tu m’as donné la vie et son charme
Du soleil sans nuage
Et la maison des roses et des pommes
Sentait bon les saisons
Dans la vigne girondine
Pour que la route me soit plus facile
Et le monde moins hostile
T’as voulu que je devienne habile
Et j’ai pris des chemins d’exil


Comme un enfant au gré du vent
Juliette, oh Juliette
Comme un enfant, je m’en repens
Juliette, oh Juliette

Ainsi j’ai traversé des rivières
Et franchi des volcans
Pour voir de près les grandes citadelles
Et les tours au firmament
J’étais content, tout fringant
J’ai finalement trouvé des chimères
Qui ont brûlé mes vingt ans
Et dans mon verre y’a le goût amer
De ce qui ne se rattrape pas


Comme un enfant au gré du vent
Juliette, oh Juliette
Comme un enfant, je m’en repens
Juliette, oh Juliette

Si je n’ai pas été souvent là
Je sais tu ne m’en veux pas
Car ma mémoire de môme n’oublie pas
Le bonheur et la joie
Parmi mes frères et mes soeurs
Alors ces mots que je n’ai pas su dire
Ces mots que j’ai gardé en moi
Ces sentiments que j’ne montre pas
Ce soir je les écris pour toi


Comme un enfant au gré du vent
Juliette, oh Juliette
Comme un enfant, je m’en repens
Juliette, oh Juliette

D. Léonie